Être reconnu ou se reconnaître

chanteur reconnu

J'ai été de nouveau confronté aujourd'hui à la problématique
de la reconnaissance et à son action polluante dans notre vie quotidienne.
J'ai pu voir à quel point celle-ci pouvait induire notre comportement, participer à notre stress, engendrer nos actions ou notre non-action
à l'âge adulte. Cette notion de reconnaissance a pour base notre relation au Père, à notre père. Ainsi l'enfant qui grandit reçoit l'attention bienveillante et l'Amour de sa mère qui veille tendrement aux soins quotidiens . Le père pourvoit dans la tradition, par son travail,
aux ressources de la famille, assure l'autorité, représente la masculinité et en cela a la charge inconsciente de reconnaître ses enfants comme apte à être adulte en étant également fier de l'adulte qu'ils sont devenus et donc digne d'être ses enfants, d'exister.

regard croisé : père et fils

L'absence de cette reconnaissance, quelle soit due à l'absence du père géniteur ou d'un père de substitution , à l'indifférence du père
pour son enfant ou encore au fait que celui-ci n'ait d'yeux que pour
un seul de ses enfants, entraînera une quête perpétuelle de cette reconnaissance. Celle-ci s'exercera au quotidien auprès des amis,
du conjoint, de son supérieur au travail, etc. Ne pas réussir ou "être digne de..." deviendra le light motive du quotidien, génèrera le stress existentiel, la peur d'entreprendre voire conduira à une inhibition
de pensée, d'action, d'être tout simplement. Il ne reste alors plus qu'une seule solution pour se libérer, s'apaiser, reprendre les rênes
de sa vie : se reconnaître soit-même, avoir suffisamment d'Amour
pour soi-même, être fier de l'adulte que l'on est devenu.

miroir, se reconnaître


Néanmoins, cette souffrance intérieure n'est pas toujours négative
en apparence : elle peut induire une quête de perfection, de réussite,
de performance, pousser à entreprendre des études prestigieuses,
à être le meilleure mais bien souvent à quel prix?

médaillés

Intransigeance, intolérance, despotisme, sévérité, passage en force
des épreuves,insensibilité, refoulement des émotions, absence de joie car rien n'est assez bien, bon, beau...
Il faudra bien un jour changer de moteur, de motivation...
Le travail chamanique, en relation avec la nature, éclairé par le monde des esprits et grâce aux états modifiés de conscience autorise l'accès
à ces mémoires des blessures de l'enfance, à les mettre au grand jour, à libérer les émotions qui y sont attachées bref, à faire cesser
les conditionnements induits et à changer de regard sur la vie, notre vie.

AHO !
 
 



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